Sur le lieu du rendez-vous, il est déjà là. Il s'appelle Benoît. Il est habillé d'un costume noir impeccable, d'une chemise de couleur identique, boutonnée jusqu’au col, caché par une cravatte sobre. Le détail le plus étonnant est qu'il porte des lunettes de soleil opaques, malgré la faible luminosité du jour. Mais aussi, il ne possède aucune bagage encombrant. Uniquement une mallette qu’il tient fermement. [[Lui proposer de mettre sa malette dans le coffre.->Coffre]] [[Ne rien dire et se mettre en route.->Demarrer]] (dialog: "Faute de liaison ferroviaire, vous avez décidé de vous rendre à Vesoul en voiture et de proposer un covoiturage à un inconnu afin de partager les frais d'essence.","D'accord") « Souhaitez-vous mettre votre malle dans le coffre ? » Benoît ne répond pas tout de suite. Une seconde passe et sans un mot, il fait un léger signe négatif de tête. Il tient la mallette encore plus fermement et plus serrée contre lui. [[Monter dans votre véhicule et se mettre en route.->Demarrer]] Vous démarrez votre voiture pour un voyage d'environ cent bornes. Pour vous rendre à Vesoul, il n'y a que des petites voies ; la Haute-Saône étant le seul département métropolitain qui ne possède pas d'autoroute. C'est ainsi, que, très vite, la route s’étire devant vous en ligne droite et la conduite devient monotone. Benoît s'est installé sur le siège avant, à côté de vous et il n’a pas bougé d'un pouce. Toujours aussi droit, immobile, la mallette posée sur ses genoux et ses bras appuyés dessus. Le silence s’installe. Pour passer le temps, vous : [[Engagez la conversation.->Discussion]] [[Allumez la radio.->Radio]] Vous tentez donc d'entamer la discussion avec Benoît. La première question qui vous vient à l’esprit, c'est naturellement : « Que venez-vous faire à Vesoul ? » Benoît tourne lentement la tête vers vous. Mais il ne dit pas un mot, aucun bruit ne sort de sa bouche. Puis il regarde de nouveau droit devant lui et laisse échapper un léger soupir ; comme si la simple idée de vous répondre lui parraissait embarrassant. C'est ainsi que le silence retomba, mais de manière plus lourde qu’auparavant. [[Insister pour engager la conversation->Insister]](unless:(history: where its name contains "Radio")'s length is 1)[ [[Ne pas insister et allumer la radio->Radio]]] Vous allumez la radio. Une musique funk et rythmé, traverse l’habitacle. Il s'agit d'un morceau de James Brown, parfait pour briser la glace dans cette ambiance tendue. Puis, au bout d’une trentaine de secondes…. Benoît se penche légèrement en avant et éteint la radio sans vous demander votre avis. Le silence revient de manière brutale, comme s’il n’avait jamais disparu depuis votre départ. Un agacement discret vous traverse, pas tant pour la musique interrompu, mais pour le comportement du passager. C'était comme si vous n’étiez plus vraiment le maître à bord de votre propre véhicule.(unless:(history: where its name contains "Discussion")'s length is 1)[ [[Essayer tout de même d'entâmer la conversation.->Discussion]]] [[Contester le comportement de Benoît.->Contester]] Vous insistez avec prudence : « Désolé, c'est juste que le trajet va durer plus d’une heure... donc je me suis dit... autant passer le temps à disc... » — Taisez-vous et regardez la route ! Le ton est sec, tranchant. Ce n'était pas une demande, mais un ordre, ou peut être un avertissement. Vous acquiescez la remarque du passager. Mais vous savez que quelque chose ne tourne pas rond... (unless:(history: where its name contains "Radio")'s length is 1)[ [[Allumer la radio.->Radio]]](if:(history: where its name contains "Radio")'s length is 1)[ [[Continuer à conduire.->Conduite]]] En temps normal, vous vous seriez arrêté et vous lui auriez simplement demandé de descendre. Mais là, il y avait quelque chose qui ne collait pas, son accoutrement, son ton et sa présence qui s'impose sans jamais hausser la voix. D'ailleurs, vous n'osez même plus le regarder, alors qu'il est juste à côté de vous. Des pensées terrifiantes vous traversent l'esprit… Est-ce un mafieux ? Un Psychopathe ? Un tueur en série ? Et sa mallette, qui avait-il à l'intérieur ? Une arme, de l'argent sale, une main coupé... Vous secouez légèrement la tête, comme pour chasser ces idées néfastes, sans vraiment y parvenir. Alors vous ne dites plus rien, vous transpirez tout en conduisant ; et, malgré vous, vous commencez à compter chaque kilomètres pour arriver à votre destination... [[Plus que cinquante kilomètres !->Pause pipi]] Vous contestez, sans élever la voix : « Vous auriez pu me demander quand même ! » Vous le regardez brievement sans quitter la route des yeux, mais Benoît ne régit pas. Alors vous ajoutez : « Si ce n’est pas votre genre de musique, je pouvais aussi changer de station ? » — Justement… je voulais la station "Silence radio". Vous restez un instant sans réponse face à cette réplique pleine d'ironie sans rire. Puis il ajoute, toujours aussi froidement : « Je souhaite le silence jusqu’à mon arrivé à Vesoul. C'est compris ! » Cette fois, c’est clair, il ne s’agit plus d’un simple malentendu… mais d’une exigence concrète. [[Ne rien dire et conduire.->Conduite]](unless:(history: where its name contains "Discussion")'s length is 1)[ [[Essayer tout de même d'entâmer la conversation.->Discussion]]] À une cinquantaine de kilomètres de Vesoul, le trajet est toujours aussi monotone et l'ambiance à l'intérieur du véhicule n'a pas changé. Soudain, Benoît vous interpelle : « Il faut que j’aille aux toilettes ! » La route devant vous est plûtot déserte, mais vous apercevez deux possibilités. Un petit bas-côté, large, isolé, sans aucune habitation ni passage. Ou un peu plus loin, les traces de quelques bâtiments ; là bas, il y aura peut-être un commerce ou une station-service. [[Vous arrêter immédiatement sur le bord de la route.->Bord de route]] [[Vous arrêter plus loin.->Ruines]] Vous vous arrêtez sur le bas-côté. (if:(history: where its name contains "Ruines")'s length is 1)[Comme vous le savez, il n'y a rien autour. ]Très peu de véhicule circule sur cette route, aucune maison habitée à des kilomètres à la ronde. Même en criant, personne ne vous entendrait... Un endroit parfait pour un meurtre ! Une fois le véhicule immobilisé, vous coupez le moteur et Benoît sort lentement. Il s’éloigne de quelques mètres pour se placer près d’un arbre. Vous remarquez qu'il s’est éloigné d’une trentaine de mètres tout au plus ; juste assez pour que vous ayez le temps de redémarrer… et de partir sans lui. [[Redémarrez et laissez Benoît sur le bord de route.->Fuite]] [[Attendre qu'il revienne.->Attendre]] Vous décidez de continuer vers une zone habité. Mais plus vous vous en approchez et plus vous vous rendez compte du mirage. En effet, ce ne sont que deux maisons abandonnées, isolées au bord de la route. Il n'y a donc aucun commerce et aucune habitation. Benoît s’agite légèrement pour vous faire comprendre inconsciemment que sont envie devient de plus en plus pressante. La route est toujours aussi vide. À proximité, il n'y a ni village, ni relais. Seulement un bas-côté large, entouré de champs à perte de vue. [[S'arrêter->Bord de route]] Vous tournez la clé et le moteur rugit. Sans réfléchir, votre pied écrase l’accélérateur. Les roues patinent, la voiture dérape avant de s’élancer sur la voie goudronnée. Dans le rétroviseur, Benoît se retourne brusquement. Il hurle. Ses cris brefs finissent par être atténués par la distance. Il tente de courir, de vous rattraper ; mais c’est inutile. En quelques secondes, vous n'aperçevez qu'une petite silhouette agitée dans votre rétroviseur. Vous voilà enfin soulagé. Les kilomètres défilent et la tension retombe peu à peu. Vesoul n’est plus très loin à présent. Soudain, lorsque vous roulez sur un dos d’âne, un bruit sourd résonne sous le siège passager. Vous froncez les sourcils et vous entendez comme un objet qui glisse. Vous vous penchez légèrement et votre cœur recommence à battre plus vite au moment où vous la voyez : la mallette. [[L'ouvrir->Ouvrir]] [[Ne pas l'ouvrir->Pas ouvrir]] Une fois revenu, Benoît se rassoit comme si de rien n’était. La portière claque doucement. « Merci. » vous dit-il. Le mot est presque inattendu. Vous vous dites que cet homme à un peu d’humanité, finalement. La voiture repart et quelques minutes passent. Vous entendez un léger soupir et l'atmosphère change. Vous regardez discrètement Benoît, une larme glisse sous ses lunettes sombres. Il les retire à peine, juste assez pour essuyer son visage. « Désolé pour mon attitude… Je dois me rendre à Vesoul, car mon père est mort hier. Je… je dois aller à ses funérailles. » Sa voix n’avait plus rien de tranchant et cette situation combien même dramatique, vous soulage. Vous les faites part de vos condoléances et le trajet reprend sans encombre. Benoît a même voulu que vous mettiez la radio. FIN ! (link:"Rejouer")[(restart:)] Vous vous arrêtez une nouvelle fois sur le bas-côté. Vous attrapez rapidement la malle en marquant une pause interogative : « Qu’est-ce qu’elle peut bien contenir ? » Vous prenez une profonde respiration et vous appuyez sur le loquet d'ouverture. Clic. À l’intérieur... Des documents soigneusement rangés, des papiers de notaire. Mais ce qui vous frappe le plus, c'est l'avis de décès et le livret de famille. Vous froncez les sourcils, puis vous parcourez rapidement les feuilles et vous recoupez les informations. Vous finissez par conclure que Benoît a perdu son père hier . Et tout fait sens à présent. Vous comprenez que son comportement irritable pouvait être lié à la disparition de son paternel et non à une quelquonque pathologie. Subitement, vous ressentez de la culpabilité et quelque minutes plus tard, c'est la honte qui s'installe dans votre esprit. [[Faire demi-tour pour rendre la malette.->Demi-tour]] [[Continuer votre chemin en gardant le secret.->Police]] Vous avez décidez de ne pas ouvrir, vous la jeterez à la première poubelle venu ; car après tout, ce n’est plus votre affaire. Vous n'êtes plus qu'à une dizaine de kilometres de votre destination, Le paysage commence à changer légèrement… puis, au loin, quelque chose attire votre attention. Ce sont des gyrophares, un barrage de gendarmerie a été placé ici. Maintenant, vous vous dites que c'est sérieux et que ça concerne directement votre ex-passager. Vous êtes prêt a coopérer. Vous vous rangez sur le côté, comme demandé. Puis, un gendarme s’approche. « Coupez le moteur et sortez du véhicule ! » Vous obéissez, un peu tendu. À peine avez-vous posé le pied dehors que deux autres agents arrivent. Leurs gestes sont rapides, on vous saisit les bras et on vous met les menottes. « Vous êtes en état d’arrestation pour vol. » Vous restez figé et vous essayez d'expliquer la situation. Mais rien y fait, on vous montre l'objet du crime. « La mallette. Elle ne vous appartient pas ? » Vous avez fui un homme au profil inquiétant, pour devenir, sans le vouloir, celui qu’on accuse. FIN (link:"Rejouer")[(restart:)] Vous faites demi-tour. La route défile à nouveau, mais cette fois, vous mettez les gaz. Quelques kilomètres plus loin, vous le voyez au bord de la route, faisant du stop dans l’autre sens. Vous ralentissez et vous vous arrêtez à sa hauteur la vitre abaissée : « Écoutez… je suis désolé. J’ai paniqué, j'ai cru que vous étiez... » Puis, à votre surprise, Benoît vous répond d'un ton plus humain : « Moi aussi, je suis désolé. Mon père est mort récemment et je ne suis pas d'humeur agréable ces temps-ci. J'aurai dû vous en parler avant, on aurait pu éviter cette malheureuse confusion. » Vous hochez la tête et il ouvre la portière sans hésiter. Une fois assis, vous lui rendez sa malette qu'il pose directement sur ses genoux. Le trajet reprend sans encombre et sans autre incident. Benoît a même voulu que vous remettiez la radio. FIN ! (link:"Rejouer")[(restart:)] Pas vu, pas pris et puis, après tout, vous n'y êtes pour rien à la base vous vouliez rendre service à un homme qui voulait aller à Vesoul, tout comme vous. Il n'avait pas à vous traiter de la sorte ! Vous n'êtes plus qu'à une dizaine de kilometres de votre destination, Le paysage commence à changer légèrement… puis, au loin, quelque chose attire votre attention. « Eh merde, des gyrophares ! » Mais pas que... un barrage de gendarmerie a été placé ici. Maintenant, vous vous dites que c'est plus sérieux que ce que vous avez imaginé. Vous vous rangez sur le côté, comme demandé. Puis, un gendarme s’approche. « Coupez le moteur et sortez du véhicule ! » Vous obéissez, un peu tendu, puisqu'à peine avez-vous posé le pied dehors que deux autres agents arrivent. Leurs gestes sont rapides, on vous saisit les bras et on vous met les menottes. « Vous êtes en état d’arrestation pour vol. » Vous restez figé et vous essayez d'expliquer la situation. Mais rien y fait, on vous montre l'objet du crime. « La mallette. Elle ne vous appartient pas ? » Vous êtes pris la mains dans le sac ! FIN (link:"Rejouer")[(restart:)]